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A European Union Tour West

La mer, qu’on voit danser, le long des golfes clairs

Nous descendons donc à Biarritz au pays basque, notre dernière étape en France, avant de franchir la frontière espagnole pour quelques jours. Un endroit, que nous ne connaissons pas encore, et, après la mer du nord au Pays Bas il ya quelques semaines, nous avons hâte à nous jeter dans les belles vagues de la mer atlantique.

L’Atlantique est le seul océan en Europe, et pour moi, il n’y a pas mieux. Avec ses véritables marées et ses grandes vagues, son eau d’une couleur verte grisâtre et toute sa force marine, il contraste clairement contre la mer baltique, qui n’est qu’une grande baignoire froide, et la mer méditerranéenne, qui n’est qu’une grande baignoire chaude, ainsi que contre la mer du nord, qui est sérieuse mais qui n’pas la même puissance féroce. De plus, c’est à travers l’Atlantique que Christophe Colomb a exploré une route alternative pour l’Inde tout en découvrant un nouveau continent long après les vikings, et que Jacques Cartier est parti à la conquête de l’Amérique du Nord… etc. etc.

L’Atlantique est la mer de mon adolescence. Chaque année, je partais avec mes parents et mes trois sœurs à l’île d’Oléron, où les parents louaient, presque toujours avec nos chers amis Cartier, une maison de vacances. Nous passions nos jours avec nos amis français au bord de la mer, dans les vagues, en jouant au fameux « beach ball » ou au jeu de la pétanque (« je tirs ou je pointe ») et nous vivions de longues soirées de barbecue ou de plateaux fruits de mer sous les étoiles filantes de la région de la Charente Maritime. Quel beau et précieux souvenir. Et quel privilège.

Pour mes enfants, cela est la première fois au bord de l’Atlantique, grâce au chaleureux accueil de l’oncle et de la tante de mon très cher ami Michael, ancien colocataire et camarade en quatre ans d’études de droit à Berlin. Ils nous avaient accueilli et hébergé à Berlin, Michael et moi ainsi qu’un troisième mousquetaire, il y a plus de 20 ans pour un long weekend, quand nous étions à la recherche d’un appartement à Berlin. Et voilà 20 ans plus tard, qu’ils m’offrent de loger avec ma petite famille dans leur charmante maison de vacances à Anglet près de Biarritz, une maison qui réveille tant de souvenirs oléronais.

Nous passons un jour et deux nuits ici et profitons beaucoup de la plage des Cavaliers qui est à 5 minutes à pieds. En se jetant dans les vagues, mon fils s’exclame : « Papa, voici une vraie mer ! ». Bon chien chasse de rasse – une expression que j’ai appris chez nos amis à Dijon.

Une excursion à Biarritz est obligatoire ; Biarritz, cette station balnéaire un peu trop sophistiquée pour notre gout qui est un peu plus rustique. Ceux qui connaissent Biarritz, savent que c’est une ville assez récente, développée par la suite d’une visite de Napoléon III et son épouse Eugénie au 19ième siècle.

Néanmoins, nous trouvons Biarritz et sa côte impressionnent et en profitons pour acheter de véritable Espadrilles, fabriqués à la main dans les environs de Biarritz, et pour déguster une douzaine de belles huitres No. 2 avec un bon coup de Chablis bien frais au marché couvert de Biarritz.

Le lendemain est pluvieux et la température a bien baissé, pour la première fois depuis notre départ de Berlin et nous en sommes ravis. Nous partons avec gratitude et un petit regret après cette visite éclair; prochaine destination : Madrid.

Comments (1):

  1. Henryk

    16 July 2019 at 13:02

    Schöne Ecke – schöne Wellen 😉

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